Comprendre l'alcoolodépendance et ses manifestations
A partir de quand parle-t-on d'alcoolisme chronique ?
La limite entre une consommation d’alcool sans risques et une consommation excessive est difficile à établir.
L’OMS (organisation mondiale de la santé) a défini des seuils à partir desquels on peut craindre des répercussions à long terme sur la santé du consommateur.
On estime ainsi que la consommation d’alcool ne doit pas dépasser :
- 2 unités d’alcool par jour pour les femmes,
- 3 unités d’alcool par jour pour les hommes,
- 4 unités d’alcool lors d’un évènement occasionnel.
Une unité d’alcool correspond à 10g d’alcool, soit à un verre de vin standard (10 cl), un verre de whisky (2,5 cl), 25 cl de bière. Tout dépend de l’alcool bu.
Ces seuils ne sont qu’indicatifs pour déterminer si une personne est dépendante à l’alcool. L’alcoolodépendance se détermine également sur la capacité à ne pas boire d’alcool pendant un ou plusieurs jours.
Dans tous les cas, en cas de doute, une consultation chez votre médecin traitant permettra de faire le point sur votre consommation d’alcool. Il existe également des structures anonymes et gratuites comme les CSAPA (centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie).
Les signes révélateurs du syndrome de sevrage
Les manifestations physiques du sevrage alcoolique apparaissent dès les premières heures suivant l'arrêt de la consommation.
- Des tremblements des mains, accompagnés de sueurs abondantes et de bouffées congestives du visage, constituent les premiers signaux d'alerte.
- Sur le plan psychologique, une anxiété grandissante et des troubles du sommeil s'installent progressivement.
- La perte d'appétit et les nausées peuvent également survenir, nécessitant un suivi médical adapté.
Dans certains cas plus sévères, des troubles neurologiques comme des crises d'épilepsie ou un delirium tremens peuvent se manifester. Ces complications requièrent une prise en charge immédiate par des professionnels de santé pour prévenir toute aggravation.