L’intérêt de faire entrer les soins d’orthodontie dans le dispositif 100 % Santé
Permettre une prise en charge intégrale des soins d’orthodontie réduirait les inégalités financières pour les familles et augmenterait le nombre d’adolescents pouvant bénéficier d’un tel traitement.
Une telle mesure devrait alors s’accompagner d’un plafonnement des tarifs des orthodontistes, au moins pour certains soins ou certains équipements afin que le remboursement puisse réellement couvrir les frais réels.
Là encore les complémentaires santé joueraient un rôle essentiel aux côtés de la sécurité sociale pour cette prise en charge à 100 %. En effet, le dispositif 100 % Santé ne dispense pas les patients de souscrire une mutuelle puisque la prise en charge est dispatchée entre la sécurité sociale et les organismes de complémentaire santé.
Qui peut bénéficier du 100% Santé aujourd'hui ?
Le panier 100% Santé est accessible à tout assuré français disposant d'une complémentaire santé responsable ou de la Complémentaire santé solidaire (CSS). Cette condition concerne actuellement 95% des contrats de mutuelle sur le marché.
Les bénéficiaires peuvent accéder à un large choix de soins et d'équipements en optique, audiologie et dentaire, sans aucun reste à charge. Pour les prothèses dentaires par exemple, le remboursement intégral s'applique aux couronnes, bridges et dentiers répondant aux critères du panier sans reste à charge.
Pour aller plus loin : l’autre projet d’Emmanuel Macron en matière de remboursement santé
L’inclusion des soins d’orthodontie dans le dispositif 100 % Santé n’était pas la seule rumeur qui circulait entre les deux tours de la présidentielle concernant le projet d’Emmanuel Macron relatif aux remboursement des frais de santé.
Il semblerait qu’il souhaite mettre en place un tiers payant intégral pour les consultations médicales, chose qu’il n’a pas réussie durant son premier quinquennat.
Cela signifierai que les patients n’aient plus à avancer les frais lorsqu’ils consultent un médecin. Celui-ci serait directement payé par la sécurité sociale et les mutuelles. Mais ce projet rencontre l’opposition des médecins qui ne veulent pas dépendre de multiples interlocuteurs pour obtenir le paiement de leurs honoraires. Ils sont donc d’accord pour faire le tiers payant sur la part sécurité sociale mais s’opposent à son application sur la part complémentaire.
Une des solutions consisterait à centralier le paiement des médecins au niveau de la sécurité sociale qui se ferait ensuite remboursée par les organismes de complémentaire santé. Cela permettrait aux médecins de ne garder qu’un seul interlocuteur.